août 2009 news US PDF Imprimer Email
C'est l'été, mais pas de vacances pour les catcheurs... ni pour Dr News, qui nous livre ici ses impressions toutes fraîches sur l'actu du catch US. 

 

En vrac

 

- La WWE a déposé les droits sur plusieurs noms durant l’été : WWE Bragging Rights, Slam Master J (pour Jesse), Delicious (pour l’alter ego de R-Truth) et Celtic Warrior (pour le nouveau venu Sheamus). Elle souhaitait rebaptiser Cyber Sunday « Annihilitation » mais la société Marvel Comics en détenait déjà les droits.

- SmackDown soufflera ses 10 bougies lors d’un événement spécial le 29 septembre en présence de Superstars des trois shows.

- Ex-Superstar de la WWE, Elijah Burke débutera à la TNA lors du PPV Hard Justice sous le mystérieux gimmick du « Pope » D’Angelo Dinero.


- Dans le cadre d’un programme d’aide à la réinsertion sociale de prisonniers, MVP a offert à 10 jeunes détenus un tour en coulisses lors d’une émission de RAW. Vous le savez, il a lui-même effectué 9 années de prison pour kidnapping et vol à main armé.

- L’opener de Night of Champions n’a pas du tout été au goût de Vince McMahon qui a jeté avec rage son casque en coulisses à la fin de celui-ci. Peut-être qu’en évitant les openers heel vs heel, ce genre d’incidents n’arrivera plus…

- La WWE sera de retour à Edmonton, Alberta, Canada, le 11 août pour les enregistrements de SmackDown et de la ECW. C’est la première fois qu’elle y met les pieds depuis le décès tragique de Chris Benoit en juin 2007.

- Lorsqu’on s’appelle Triple H, on a le droit de fêter son anniversaire dans le ring ! Après le RAW du 27 juillet, une célébration a été improvisée en son honneur. Au menu de cette fête de bac à sable : jet de gâteaux, entartage du Big Show et retour exceptionnel de Batista !

- Bryan Danielson a refusé un contrat le liant à la ROH. Il continue à y lutter mais préfère conserver son statut de lutteur totalement indépendant.

- Les temps sont durs pour la Superstar Billy Graham. Il n’a rien trouvé de mieux pour se faire de l’argent que de vendre aux enchères le costume qu’il portait lors de son intronisation au Hall of Fame de la WWE.

 

 

WWE : Le jour et la nuit



Deux shows, deux directions totalement opposées. L’été à la WWE est particulièrement contrasté. Entre RAW et SmackDown, c’est le jour et la nuit, à tel point que jamais la différence entre les deux programmes phares de la WWE n’a été aussi marquée. Bienvenue dans ma salle d’opération pour la dissection de ce monstre à deux têtes.


RAW : un pari risqué

Tandis que SmackDown nous offre chaque vendredi soir un produit d’une qualité de plus en plus étonnante, RAW s’est lancé depuis quelque temps dans une voie qui fait débat : le Celebrity Guest Host. Une célébrité au pouvoir le lundi soir, le concept est simpliste et éloigne chaque semaine un peu plus l’émission vitrine de la WWE de son essence même, le catch.

Vince McMahon et son équipe semblent désormais avoir toutes les peines du monde à maintenir leur équilibre sur ce mince fil qui sépare le catch du divertissement pur. Cela fait un mois que cela dure. Si le buzz est conséquent dans les médias américains, il n’en est rien au niveau international. Et qui dit buzz médiatique ne dit pas forcément ratings puisque les cotes d’écoutes de RAW restent cloîtrées entre 3.5 et 4 depuis maintenant plusieurs années. Les fluctuations étant minimes, elles ne permettent pas d’établir de réelles corrélations entre la célébrité présente et le score effectué par le programme.

Et encore, « célébrité » semble être un bien grand mot ! A la manière de La ferme célébrités, les vedettes ayant accepté de prendre les commandes de RAW pour un soir ne sont pas forcément les plus exposées. Si Shaquille O’Neal et ZZ Top sont des stars mondiales, il n’en est rien pour Seth Green, Jeremy Piven ou la personnalité la plus horripilante qu’il m’ait été donné d’observer via mon écran de télévision, j’ai nommé Dr Ken. Les fans d’Entourage n’apprécieront pas mais il faut bien avouer que cette série, aussi grandiose soit-elle, demeure quasiment inconnue en dehors du continent américain. Difficile donc pour le public international de se sentir concerné par leurs venues respectives dans son univers. Au moment où la volonté affichée de la WWE est de toucher une cible plus large et globale, ces choix ne paraissent donc pas des plus judicieux.

D’autant plus que SummerSlam approche à grands pas car, s’il y a un perdant dans cette histoire, c’est bien ce PPV qui ne bénéficie quasiment d’aucun build-up. Triste sort pour un des PPV majeurs de la WWE. Au milieu de ce doux chaos organisé, théâtre grandeur nature des fantasmes de Vince, les storylines sont mises de côté au profit de multiples séquences de promotions des invités. Les vraies stars du produit WWE – les athlètes – se retrouvent alors éclipsées, relayées au rang de simples spectateurs de pseudos célébrités rêvant d’exposition pour faire la publicité de leurs différents projets.


SmackDown : un été étoilé

Dans le coin rouge, le divertissement à tout prix. Dans le coin bleu, du catch digne de ce nom. Bénéficiant de la comparaison avantageuse avec son grand frère, RAW, il ne faut pas pour autant nuancer la qualité incroyable de SmackDown depuis maintenant plusieurs semaines. Ce show s’est positionné en quelques mois comme LE rendez-vous hebdomadaire incontournable de notre calendrier catch. C’est un fait, les meilleurs combats télévisés de l’année ont eu lieu du côté de SmackDown, peut-être même les meilleurs combats tout court.

On en salivait d’avance au lendemain du draft en avril, la perspective de voir les Rey Mysterio, Chris Jericho, Jeff Hardy, John Morrison, Edge et autres CM Punk sous la même bannière ayant de quoi intéresser les plus sceptiques membres de la mouvance anti-WWE. Quatre mois plus tard, ces hommes ont certainement surpassé nos attentes, nous livrant un nombre conséquent de combats dépassant les ***1/2, parfois meilleurs que ceux présentés en PPV. Si Chris Jericho et Rey Mysterio nous ont régalés de manière hebdomadaire, ils ont rapidement été rejoints au sommet par Morrison, Jeff et CM Punk. Les combinaisons explosives sont multiples et la recette fait mouche à chaque fois. D’autant plus que de jeunes talents tels que Tyson Kidd et le génial Dolph Ziggler ont su, au fil des émissions, apporter leur petite touche personnelle à une sauce déjà succulente.

C’est là toute la magnificence du booking de SmackDown qui compose décidément avec maestria en jonglant habilement entre les stars établies et la nouvelle génération. Le vendredi soir, tout le monde a la possibilité de briller. La compétition est ouverte et les personnages bien plus développées qu’à RAW.

La meilleure illustration du génie créatif de l’équipe de bookers de SmackDown est sans aucun doute le heel turn de CM Punk, véritable modèle du genre. Quand bien des turns s’effectuent de manière abrupte, Michael Hayes et les siens ont offert la possibilité à CM Punk de jouir d’un turn progressif, dévoilant son côté obscur au fur et à mesure pour le laisser éclater au grand jour après la perte de son titre lors de Night Of Champions. Le visuel est grandiose, l’intensité est à son paroxysme, bref, le résultat est parfait.

CM Punk a pris une tout autre dimension grâce à cette démonstration d’intelligence et de patience. Il est enfin utilisé à sa juste valeur et peut librement s’épanouir à la fois au micro et dans le ring. Son personnage de Straight Edge dédaigneux et donneur de leçon fait mouche auprès d’un public entrant encore davantage en connexion avec son héros, Jeff Hardy.

Un bon heel contribue grandement à la popularité de son ennemi juré. Jeff n’en avait pas besoin mais il retrouve grâce aux nombreuses plaidoiries de CM Punk une popularité proche de celle qu’il avait pu connaître début 2008 lors de sa feud avec Randy Orton. Un booking idéal dont tout le monde sort grandi qui contraste drastiquement avec le cirque ambulant qu’est devenu RAW.

 



 

 

 

 

 

 

 

 
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