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Voici en exclusivité le compte rendu de ce PPV par Pépé Catchor ! Il a suffi que je dise dans le numéro précédent que Breaking Point était le moins bon PPV WWE de l’année pour que l’on me fasse mentir ! Hell In a Cell est, et restera je pense, le PPV WWE que j’aurai pris le moins de plaisir à regarder en 2009, que se soit au niveau des décisions de booking ou de l’action dans le ring. Retour pénible sur ce show.
• World Heavyweight Championship Hell in a Cell Match The Undertaker bat CM Punk et remporte le titre en 10 minutes Note : **
• Intercontinental Championship John Morrison bat Dolph Ziggler et conserve son titre en 16 minutes Note : ** ½
• Divas Championship Mickie James bat Alicia Fox et conserve son titre en 5 minutes Note : *
• Tag Team Title Match Chris Jericho & Big Show battent Batista & Rey Mysterio et conservent leurs titres en 14 minutes Note : *** ½
• WWE Title Hell in a Cell Match Randy Orton bat John Cena et remporte le titre en 21 minutes Note : **
• Drew McIntyre bat R-Truth en 5 minutes Note : *
• US Championship Triple Threat Match Kofi Kingston bat The Miz & Jack Swagger et conserve son titre en 8 minutes Note : ** ¼
• Hell in a Cell Match DX battent Cody Rhodes & Ted Dibiase en 18 minutes Note : ** ½
Je lis souvent sur Internet que je suis trop généreux avec la WWE. Vous ne pourrez plus dire que je fais des cadeaux à Vince et à ses bookers après cette analyse.
Ce show a frôlé la débâcle et ce dès le début. Seulement dix minutes pour un Hell in a Cell ? Aucun suspens ? En quoi ce type de combat est-il supposé lancer les hostilités du show comme il se doit ? Vraiment trop de questions qui restent encore aujourd’hui sans réponse. La foule avait pourtant décidé d’y mettre du sien, mais face à la cruelle absence d’intérêt suscitée par l’action du premier combat, la suite n’a pas su rassasier même les moins affamés. Le mystère plane toujours sur la façon dont est construite la rivalité Morrison/Ziggler. Nous étions en mesure d’attendre du spectaculaire, de la voltige, et l’énergie. A l’inverse, les deux hommes ont axé leur début de combat sur un style posé au sol qui a totalement endormi la foule, et moi avec. Je reconnais la réussite des séquences de fin, mais ces dernières n’ont pu que redresser la barre dans une lutte trop mal engagée.
Repère d’échec pour un show de catch : un téléspectateur (moi) qui se lève pour aller regarder ses emails. Malheureusement, un tel incident a eu lieu à plusieurs reprises durant la soirée. En mettant ensuite un match de femmes (oui, cinq minutes seulement, mais cinq de trop !), peut-être le but était-il de favoriser plus encore l’endormissement du public ? Si oui, c’était réussi. Si non, grosse erreur car j’aurais préféré avoir été maintenu plus alerte avant que le match par équipes ne débute.
Le match en question a été un très bon combat, le seul dépassant le stade « moyen » durant cette triste soirée. Les quatre catcheurs ont mis à profit leur savoir-faire, réussissant à offrir une action sans répit, bien ficelée et originale. En s’attardant quelques instants sur les gabarits, on peut noter que de Rey à Jericho, Batista et enfin Big Show, on passe par tous les stades physiques composant les effectifs WWE.
Il fallait bien un peu de baume au cœur pour ne pas détester entièrement le combat suivant. J’ai toujours fortement apprécié la feud Orton/Cena, mais là je n’en peux plus. On a réellement l’impression de revoir le même match, mois après mois. Encore plus que lors du premier HIAC, la présence de la cage ne sert à rien. Le main event aurait permis un peu plus de fantaisie et d’originalité vis-à-vis de la structure métallique, mais l’on est à nouveau confronté à une monotonie extrême. Le schéma du combat est strictement le même que celui de Breaking Point. Nous savons pertinemment que la WWE vise les enfants, mais en quoi les Hell in a Cell ont-ils été violents ? Outre Undertaker vs. Big Boss Man à Wrestlemania 15, il faut bien avouer qu’aucun Hell in a Cell n’avait été jusqu’alors foncièrement mauvais. Moyen, oui, mais, mauvais non.
En l’espace d’une soirée la WWE a réussi à tuer un concept, qui ne fera plus jamais envie. Le pire dans toute cette histoire ? C’est que le couvert nous sera resservi en décembre avec des matchs TLC. De telles décisions constituent une contre-productivité aberrante de la part de la WWE. Pour ceux qui, comme moi, ont connu la fin de la WCW, on ne peut s’empêcher de voir dans le booking WWE de tristes vestiges WCW datant de 2000/2001.
Drew McIntyre en PPV ? Elle est où la blague ? Inutile combat. R-Truth me sort par les oreilles, véritable emblème du catcheur inutile. Même le combat à 3 pour le titre US, et ce malgré quelque efforts appréciables, n’a pas rempli son contrat.
Dans la famille « nivellement par le bas », la WWE a toute les cartes en main. Ces PPV à thèmes sont inexplicables. Je souhaite souvent défendre la WWE, car ils proposent un spectacle hors normes à chaque PPV, mêlant catch et amusement, mais il y a une limite à tout. Pour la première fois depuis les débuts de Catchmag.fr, rien (tag match exclu) ne m’a donné l’impression de ne pas perdre mon temps.
Un mauvais souvenir que j’espère balayer d’un revers de main dès Bragging Rights! Déjà prévu pour ce PPV, Orton/Cena en Iron Man Match d’une heure. Je me dis que ça a l’air si terrible sur le papier que cela finira peut-être par être une bonne surprise. Mais par pitié, que l’on arrête de faire changer les titres de propriétaire. Je n’ai pas eu le courage de compter, mais en un an, il y a eu vingt changements de ceintures WWE/World…vingt !
Conclusion: Allez Vince, on arrête de se perdre en conjectures et on revient aux fondamentaux!
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