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Voici en exclusivité le compte rendu de ce PPV par Pépé Catchor ! Après l'horrible PPV TNA du mois de juillet, je me disais que la WWE n’aurait aucun mal à proposer quelque chose de plus attrayant. Pourtant le rendu final laisse supposer que la sauce peut également ne pas prendre à la WWE, malgré les efforts de ceux qui font de cette année 2009 un cru fort sympathique.
CHRIS JERICHO & BIG SHOW battent THE LEGACY (TED DIBIASE JR & CODY RHODES) et conservent les titres en 10 minutes La tenue du Big Show est affreuse. Il m’aura fallu plusieurs minutes avant de m’en remettre et me plonger un peu dans le match. Mais quand même, je me suis mis à me demander : « Pourquoi Big Show ? » Je n’ai toujours pas la réponse de cette enquête fastidieuse, si ce n’est un soupçon d’indice : Big Show ne fait jamais rien d’intéressant. Il est la cinquième roue du carrosse de toutes les rivalités auxquelles il est mêlé. Alors pourquoi ne pas l’inclure ici ? La quasi-totalité du match est insipide. Comment peut-on chauffer un public quand les deux équipes sont heels ? Moi non plus, je ne sais pas ! Drôle d’idée de mettre ce combat en ouverture. Heureusement pour la foule, et votre Pépé préféré, l’action s’emballe pendant trois minutes avant la fin. Dieu merci, on frôlait l’endormissement. DiBiase et Rhodes sont vraiment top dans le ring, mais ils ne franchiront par de cap supérieur tant qu’ils ne feront pas preuve de plus de charisme. Le talent de Jericho s’impose comme incontournable, raison pour laquelle la WWE le veut sur ses trois shows avec les ceintures unifiées. Note : * ¾
CHRISTIAN bat TOMMY DREAMER et remporte le titre ECW en 9 minutes Heels contre heels en début de show pour que la foule ne soit pas dans le bain. On continue avec face contre face pour être sûr que le public soir véritablement perdu. Aucune ambiance. Je ne comprends pas pourquoi Dreamer est pushé ainsi alors qu’il n’a pas de corps attractif et que sa façon de se mouvoir laisse présager une surcharge pondérale qu’il n’arrive pas à contrer. Lors de The Bash nous avions eu un **** ¼ en second combat de la soirée. Ce soir on a de l’ennui. Note positive dans la défaite de Dreamer : Christian va rapporter un peu de prestige au titre ECW. Preuve : dès le mardi suivant, il a claqué un superbe combat face à Zach Ryder, que j’aurais noté *** ¾ (plus que pour n’importe quel match de ce PPV !) Note : * ¾
Aux commentaires, Striker dit que le titre ECW a changé de mains douze fois à Philadelphie. Encore heureux ! La ville était le fief privilégié de la ECW Originale entre 1993 et 2001 !
KOFI KINGSTON bat MVP, JACK SWAGGER, CARLITO, PRIMO & THE MIZ et conserve son titre US en 9 minutes. On se réveille ! Un peu plus d’action dans un combat animé par une piscine de talent. Unique bémol, l’action est parfois brouillonne. Primo remplace Big Show. Bonne surprise, mais j’aurais tout de même adoré voir les possibilités offertes par Big Show dans un tel match. Il s’en serait donné à cœur joie en envoyant valdinguer tous ses adversaires. Autant MVP était génial en heel, autant en face, depuis quelques semaines, je trouve qu’il est devenu transparent. Swagger dégage le plus de charisme et d’intensité, mais deux défaites (ce soir + le lendemain à Raw face à Evan Bourne) ne lui font aucun bien. J’osais espérer bien mieux pour lui suite à ses débuts remarqués à Raw après le draft supplémentaire. Note : ** ½
MICHELLE MCCOOL bat MELINA et conserve son titre féminin en 6 minutes Je ne suis pas misogyne, mais je n’aime vraiment pas le catch féminin. Cela dit, je suis assez objectif pour admettre les bonnes surprises et ce match en fut une. L’alchimie n’est pas exceptionnelle, mais il y a de l’idée. Il me semble que Finlay est toujours en charge de l’entraînement des catcheuses WWE ; il ne doit pas mâcher ses mots sur l’importance de la psychologie et du selling (comment bien vendre les coups de son adversaire). Ses poils ont du se hérisser lors du premier coup du match. Michelle atomise Melina alors qu’elle exécute son grand écart. OUCH !! Dix secondes plus tard, Melina est debout et d’attaque. Rares sont les coups à impact chez les femmes, alors, s’il vous plaît, donnez leur l’importance qu’ils méritent ! Note : * ¾
RANDY ORTON bat JOHN CENA & TRIPLE H dans un Triple Threat et conserve son titre en 22 minutes Y a pas à dire, ces mecs-là dégagent quelque chose de plus que les autres. Très surprenante cette position si basse sur la carte ! Aux détracteurs de Triple H, qui cherchen soi-disant à toujours avoir le premier rôle, comment expliquez-vous qu’il accepte de catcher en plein milieu de show ? Oui… il est certain que la logique des scénaristes rapplique aussi tôt. Étant donné qu’Orton garde son titre, il n’aurait pas été de bon aloi de placer ce match en fin de soirée. Le grand principe d’un show de catch est de toujours, sauf cas exceptionnel, de renvoyer le public content à la maison. Une tricherie si basse n’aurait pas plu aux gens dans un PPV déjà assez moyen. Voilà le premier vrai bon match de la soirée. De nombreuses critiques à l’égard d’Orton parviennent à mes oreilles. Il ne fait rien de bien dans le ring, il perd du temps, il est lent. Eh bien, vous voilà pris au piège de son travail de heel. Le vrai heel qu’il est ne cherche pas à plaire. Il fait tout ce qu’il peut pour qu’on veuille à tout prix qu’il perde son titre afin de ne plus le voir sur le devant de la scène. Et ça marche ! Certains puristes ont dû se retourner dans leurs tombes lorsque qu’Orton abandonne sur une double soumission donnée par Cena + Triple H. Un cerveau d’arbitre logique et normal aurait tiré une conclusion rapide : Orton a perdu, mais on ne sait pas qui a gagné. A SummerSlam, Cena et Triple H s’affronteront pour déterminer le vrai champion. Cherchant toujours à faire compliqué, la WWE décide de ne pas être logique et de ne pas arrêter le match à ce moment. Elle est loin l’époque où Vince et ses sbires gardaient les yeux rivés sur les bases du catch pour ne pas se perdre en conjectures. Il n’y a rien de pire pour un fan que de sentir qu’on le prend pour un con… Un bon match de grandes Superstars entaché par une incohérence fatale. Note : *** ½
MICKY JAMES bat MARYSE et gagne le titre Divas en 9 minutes Micky est la première catcheuse à avoir gagné à la fois le titre Divas et Féminin. Un sacré accomplissement. Face à elle, le cas Maryse qui m’est, aujourd’hui encore, inexplicable. Maryse est la catcheuse WWE qui dégage le plus de charisme, que l’on considère comme une vraie star. Mais elle est également la Diva la plus incapable dans un ring. Preuve en est ce combat. Mon chronomètre dit « 9 minutes » mais mon cerveau dit « 3 jours ». Soporifique, raté, bâclé, mal inspiré, les mots me manquent pour décrire cette atrocité. Pauvre Micky. Il aurait été plus simple pour elle de catcher avec un balai à chiottes. Le public est devenu muet. Note : ½ * (pire note que j’aie administrée depuis les débuts de CatchMag.fr)
REY MYSTERIO bat DOLPH ZIGGLER et conserve son titre Intercontinental en 14 minutes Je maintiens ce que j’ai dit dans le magazine sorti en juillet : Ziggler me rappelle, par son intensité, un jeune Shawn Michaels ou Steve Austin. Je suis cependant plus à même de peser mes mots après ce combat. Ce qui me semblait être de l’intensité auparavant ressemble dans ce match à un côté « fou-fou » qu’il faudrait canaliser un peu. Le rendu est mitigé, certaines séquences ne sont pas exécutées assez proprement. Ce rendu parfois brouillon maintient le public dans son état léthargique (merci Maryse !). Je pensais que les deux pouvaient nous sortir un grand combat. Il est peut-être encore un peu trop tôt pour Ziggler. Point positif : c’est en étant confronté à ses erreurs qu’il progressera plus vite. Espérons simplement que la WWE ne se dise pas qu’il a raté le coche. Il est probablement le catcheur qui se décarcasse le plus physiquement dans un ring. Il mérite d’atteindre des sommets ! De bonnes intentions contrastées par un manque de calme. Note : ** ¾
JEFF HARDY bat CM PUNK et remporte le titre mondial en 15 minutes Peut-être le meilleur match de la soirée. Les commentateurs ont fait un très bon boulot, surtout Jim Ross qui conserve, semaines après semaines, une attitude un peu « heel » et qui trouve beaucoup d’explications au changement de personnalité de CM Punk, notamment lors de son interview en début de show où il se fait siffler lorsqu’il dit aux gens qu’ils ont tort de se droguer et boire de l’alcool. J’aime ma Corona bien fraîche, mais il a raison, un esprit assez fort pour ne pas céder à la tentation vaut mieux que les autres ! J’attends que Punk reprenne son slogan ROH : « I’m straight edge, I’m better than you », et je serai comblé ! J’adore Punk et j’aime beaucoup Hardy (bien qu’il soit complètement perdu lorsque Punk se met à faire un peu de catch technique en début de combat), mais il m’apparaît de façon assez flagrante qu’ils sont encore loin de dégager l’aura qu’ont les Orton, Triple H et Cena. Mais je suis bien content de voir ces nouvelles têtes en haut de l’affiche et de façon récurrente. Quand je pense que Punk avait débuté à la ROH en septembre 2002 à quelques encablures de cette salle… Quelques passages mous quand Punk domine et envoie ses nombreux coups de pieds d’une intensité faiblarde, mais la globalité est vraiment bonne. Ca ne m’arrive pas souvent, mais j’ai détesté la victoire de Hardy ! La seule circonstance atténuante que j’y trouve est que, espérons-le, il perdra le titre à SummerSlam, tradition oblige (on ne gagne jamais en quittant une promotion de catch). L’essentiel est conservé, une foule qui éclate de joie à la victoire d’Hardy. La vengeance de Punk sera froide, et sans alcool. Note : *** ½
Conclusion : Probablement le moins bon PPV de cette année, ou en tout cas celui que j’ai le moins apprécié. Trop de combats transparents qui font tomber dans l’oubli les plus qualitatifs. J’espère que SummerSlam sera mieux (pas trop de doute là-dessus). Vous le saurez dans le numéro qui sortira fin septembre les amis ! En attendant, soyez heureux et profitez du catch. Lorsqu’on met le négativisme au placard, on s’amuse beaucoup plus en regardant du catch et c’est le vrai pied !
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