TNA VIctory Road 2009 - Au secours! PDF Imprimer Email


PPCatchor

Voici en exclusivité le compte rendu de ce PPV par Pépé Catchor !

Depuis quelque mois, la TNA semble s’être engagée dans le droit chemin. Des shows télévisés à la fois plus solides et plus sensés mais également des PPV de bonne facture comprenant du catch qualitativement intéressant ont contribué à convaincre les plus sceptiques. Alors, Victory Road 2009 confirmera-t-il ce regain de vitalité ou replongera-t-il la fédération de Dixie Carter dans ses travers? Réponse et analyse de votre pépé préféré.


Angelina Love bat Tara en 7 minutes et regagne le Knockouts Title

Sans vouloir vexer ces dames, il faut bien avouer qu’un combat féminin n’est pas le choix le plus judicieux pour chauffer un public en début de show.
Après une domination peu convaincante de Love, la championne se rebiffe sans pour autant réveiller une foule déjà bien endormie. A la suite d’une intervention de la délicieuse Velvet Sky, les Beautiful People sont renvoyées aux vestiaires. Peu après, Angelina parvient à remporter le combat alors que Tara avait le pied dans les cordes. L’arbitre payera cette grossière erreur en faisant connaissance avec Poison, la tarentule de l’ex-lutteuse de la WWE. Premier combat, première controverse, bienvenue à la TNA. Ô qu’il semble loin le temps où les Knockouts livraient les meilleurs combats de chaque PPV !
Note : *1/4

En coulisses, Kurt Angle (qui ressemble chaque jour un peu plus à Randy Couture, combattant de l’Ultimate Fighting Championship) annonce que si un de ses collègues de la Main Event Mafia a le malheur de perdre ce soir, il sera immédiatement congédié. Heureusement pour la TNA que les spectateurs ont déjà payé car, avec cette déclaration, l’olympien vient de dévoiler l’issue de nombreux combats à venir.


Matt Morgan bat Christopher Daniels en 11 minutes
La TNA essaye de faire de Matt Morgan une star depuis de nombreux mois. Physiquement impressionnant, il ne semble néanmoins pas avoir les atouts nécessaires pour le devenir. Heureusement pour lui, Daniels est passé maître en l’art de bien faire paraître son adversaire et aura sûrement l’occasion de démontrer ici la qualité de son selling.
Dans ce remake de David contre Goliath, Daniels fait tout ce qu’il peut pour mettre à terre un géant qui n’affiche que très peu de conviction.
Rendons à César ce qui appartient à César, Matt Morgan interagit fréquemment avec le public. La réaction n’est pas toujours au rendez-vous mais saluons tout de même l’intention.
Si le but ici est clairement de mettre en avant la puissance du Blueprint, les multiples manœuvres offensives de Daniels mettent également en avant sa naïveté.
Bien que vainqueur, Morgan ne sort pas totalement grandi d’un affrontement qu’il aurait pu perdre. Ses victoires doivent être plus nettes contre des adversaires de cette carrure car, au final, on retiendra davantage la bravoure de Daniels que la domination de Morgan.
Note : **


Rescapé de la WWE, le docteur Stevie annonce que son match face à Abyss sera un No Disqualification match !Faites-moi confiance et mettez de l’argent de côté pour vous procurer le coffret DVD du Macho Man. Un immanquable, Ouh yeah !


Abyss bat Doctor Stevie en 10 minutes
Affrontement qui nous rappelle étrangement le précédent. La répartition des combats sur la carte laisse décidemment à désirer.
La foule attend une destruction totale du docteur machiavélique et quelque chose me dit qu’elle va l’avoir.
Mike Tenay nous annonce que Doctor Stevie a un passé de catcheur professionnel sous le nom de Stevie Richards. Sans blague ?
Le public d’Orlando n’est plus en âge de s’extasier devant Mickey et semble friand d’hémoglobine. Et du sang, il en verra. La démolition de Stevie est totale et les floridiens s’en délectent.
Tiens donc, Lauren et Daffney entrent en scène tout comme le fameux Taser, acteur majeur de cette feud. Son utilisation sur Stevie (bénéficiant d’effets spéciaux dignes des meilleurs films de série B) sert de fin à un combat aussi unilatéral qu’oubliable. Abyss tient enfin sa revanche en ayant trimballé aux quatre coins du ring son ancien médecin tel un paquet de tortillas.
Note : *1/2

Mick Foley motive ses troupes (Beer Money et AJ Styles). La guerre contre la Main Event Mafia peut prendre un tournant désastreux ce soir.


Team 3D bat British Invasion et conserve les titres par équipes IWGP en 11 minutes
Qu’ils soient anglais, canadiens ou irakiens, les étrangers sont toujours très mal accueillis dans les salles de catch. Le chant « U.S.A » est le plus prononcé de la soirée. Et on dit que les français sont chauvins…
Pour la première fois du show, les personnages sont établis et introduits au public en bonne et due forme. Du coup, la foule est pour la première fois un minimum impliquée. Magique.
Le combat est basique, loin d’être excitant et comporte quelques approximations. Brutus Magnus tire son équipe vers le bas, il est un cran en dessous de l’anarchiste Doug Williams. L’alchimie entre les deux hommes est loin d’être évidente. Ils ont diablement besoin de double team moves pour gagner en crédibilité en tant qu’équipe.
Après une fin de combat précipitée ayant coupé les fans dans leur élan, Kiyoshi et Sheik Abdul Bashir s’en prennent à la Team 3D mais l’ex-Daivari goûtera rapidement au doux plaisir ressenti en traversant une table. 1h15 de show et toujours rien à se mettre sous la dent.
Note : **


Jenna Morasca bat Sharmell en 6 minutes
Alors que la X division et son armada de lutteurs talentueux n’ont pas leur place dans ce PPV, la TNA nous offre gracieusement un match entre Jenna, ancienne participante de Survivor (équivalent américain de notre Koh-Lanta) et Sharmell, vêtue d’une robe de soirée pour l’occasion. On imaginait ce combat atroce, il fut bien pire, croyez-moi. La nullité est entrée dans une nouvelle sphère en ce 20 juillet 2009.
Note : Pa-thé-tique !

Kevin Nash annonce que s’il ne gagne pas son match ce soir, il prendra sa retraite. S’il y avait encore le moindre petit doute concernant l’issue du Legends title match, il vient de s’envoler en même temps que les paroles du Big Sexy.


Kevin Nash bat AJ Styles et remporte le Legends Title en 11 minutes
Troisième combat de la soirée entre un big man et un poids léger. Ca commence à faire beaucoup.
AJ Styles se fait détruire dans un début de match aussi lent que possible. The Phenomenal One parvient à revenir dans le combat avec un peu de voltige mais n’arrive tout de même pas à faire décoller ce choc des générations.
Vaincu de manière clean par un homme tout juste capable de se déplacer, le personnage d’AJ Styles est ici littéralement enseveli. Triste sort pour l’un des piliers de la fédération. D’autant plus que le tout se déroule sous les acclamations de la foule, mettant bien en avant le fait que le booking de la TNA ne fonctionne pas auprès de son public. Il faut que les fans aient envie de voir les heels payer pour leurs actions. C’est loin d’être le cas ici.
Note : **1/4

 

Scott Steiner & Booker T battent Beer Money Inc. et remportent les titres par équipe de la TNA en 13 minutes
Beer Money est une des meilleures choses à la TNA actuellement. Scott Steiner, bien que physiquement limité, compense grâce à son interaction sans faille avec la foule. C’est comme le vélo, ça ne se perd pas.
Les heels jouent parfaitement leur rôle, ralentissent la cadence et isolent leurs adversaires tout en procédant à des changements fréquents.
Le hot tag de Robert Roode est pour l’instant le meilleur passage de tout le PPV. Malheureusement, il ne provoque quasiment aucune réaction. Il n’y en aura pas beaucoup plus lors du finish overbooké dont seule la TNA a le secret. Difficile d’en vouloir à ce public qui se trouve simplement au mauvais endroit au mauvais moment…
Note : **1/4


Samoa Joe bat Sting en 11 minutes
Alors que Joe se trouve prisonnier du Scorpion Deathlock, Taz fait ses débuts tant attendus à la TNA dans un silence de cathédrale. Ressemblant davantage à un commentateur qu’à une réelle menace, il observe simplement l’action. Difficile d’être over dans ces conditions.
Sa présence semble néanmoins motiver Joe qui parvient à faire abandonner Sting, évènement majeur s’il en est. Mais le tout se déroule dans l’indifférence la plus totale en raison d’une séquence de fin tellement ratée qu’elle en est devenue embarrassante. Ce PPV est maudit.
Note :
**1/4

Bobbby Lashley confirme sa signature à la TNA et hype un éventuel affrontement de MMA contre Brock Lesnar, champion poids lourd de l’UFC.

Si Mick Foley a perdu de sa superbe entre les cordes, il n’en est rien lorsqu’il tient un micro. Bonne promo.


Kurt Angle bat Mick Foley et conserve le titre TNA en 14 minutes
BLa rumeur s’est propagée le lendemain du show : Jeff Jarrett et Karen Angle seraient en couple. Bien évidemment, ceci est loin d’être au goût de Kurt qui a promis qu’il ne signerait pas un nouveau contrat si Jeff Jarrett avait encore un contrôle créatif au sein de la fédération. Cette crise risque d’avoir un impact conséquent sur les plans futurs de la TNA, certains ayant d’ailleurs déjà été annulés. Kurt Angle ne devait même pas prendre part au show. Voilà le tableau.
Le combat en lui-même, bien que fort prévisible et ne bénéficiant de quasiment aucune réaction du public floridien, est le meilleur du show en étant simplement moyen. Mick Foley, tout comme Sting, abandonne au milieu du ring sans la moindre résistance. Reprenez-moi si je me trompe, mais Mick Foley n’avait jamais abandonné à la WWF. Après Sting et AJ Styles, c’est donc la Hardcore Legend qui se voit asséner un coup particulièrement violent de la part des scripteurs. Un point final décevant qui met fin à 3h de catch qui ne méritent en aucun cas d’être vues.
Note : **1/2

 


Conclusion : En dehors de la qualité médiocre du catch proposé, c’est toute la politique de la TNA qui pose problème. La récente crise au sommet de la fédération constitue un début d’explication mais ne doit pas servir d’excuse pour justifier cette débâcle.

La Main Event Mafia, à l’instar de la nWo à la WCW, prend bien trop de place dans le produit TNA. Les adversaires de ce groupe élitiste ont ce soir été enterrés les uns après les autres. Les heels gagnent clean, trop facilement et sans afficher de réelles failles. De ce fait, ils ne permettent pas à leurs adversaires de jouir d’une popularité suffisante pour rallier le public à leur cause. La balance est bien trop déséquilibrée.

Au vu de la qualité des précédents shows, il semble trop tôt pour enclencher la sonnette d’alarme. Considérons pour l’instant Victory Road 2009 comme un accident de parcours dans une année 2009 par ailleurs convaincante. Hard Justice se doit de rehausser le niveau et se présente comme le PPV de la rédemption. Le joker a été utilisé, l’erreur est maintenant interdite. A bon entendeur…


 
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